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> Les sculptures slaves capturées par le photographe Jan Kempenaers

Les sculptures slaves capturées
par le photographe Jan Kempenaers

Spomenik #9 (Jasenovac), 2007Spomenik #9 (Sarajevo), 1999 - 2000 Spomenik #16 (Tjentište), 2007

Dans les années 60, en Yougoslavie, le président Tito et le parti Communiste décident d’ériger des monuments en mémoire des disparus de la Seconde Guerre Mondiale.

Une vingtaine d’années plus tard un nombre colossal de structures se dressent un peu partout dans le pays. Faites de matériaux modernes et bruts (béton, acier etc…), marquant une architecture totalement futuriste et irréelle, elles deviennent des monuments nationaux très fréquentés par la population locale.

Aujourd’hui réparties sur plusieurs pays (Croatie, Bosnie, Serbie et Slovénie), parfois partiellement détruites, elles sont totalement tombées à l’abandon…ou presque.

Entre 2006 et 2009 le photographe Belge Jan Kempenaers, est parti à la recherche de ces œuvres monumentales. Une suite logique à son travail sur la mixité entre l’urbanisme et la nature et sur l’évolution/développement des espaces. Sans artifice il arrive à développer des situations évocatrices et un rendu du réel assez déroutant (assez marqué dans sa série sur Sarajevo).

Il en ressort une série photographique bouleversante de mélancolie, témoin d’une audace architecturale incroyable. La puissance qui se dégage de ces clichés, laissant transparaitre une certaine vision de l’âme slave, se concentre principalement sur la forme et pas sur le fond.

Malgré tout un des thèmes principaux de cette série est l’abandon et les raisons qui l’ont entrainé. C’en est presque la notion la plus importante. Comme une sorte de découverte archéologique majeure, qui pour certains peut raviver une époque douloureuse, ou pour d’autres provoquer l’émerveillement. Par conséquent, Kempenaers nous propose également une réflexion sur l’évolution du statut de ces sculptures, qui en se dégageant de leur caractère politique, deviennent des œuvres d’art contemporain. Et il a fait le choix de marquer la fin de l’Histoire (« The end of History »).

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 Spomenik #1 (Podgaric), 2006
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