Randonner sous la pluie : nos 6 conseils

Évoluer en pleine nature signifie être dépendant de la météo. Sur les sentiers, et encore plus en montagne, la météo peut être très changeante, et un ciel bleu du matin peut rapidement laisser place à de fortes précipitations. Pour vous éviter de mauvaises aventures, voici six conseils qui vous permettront de continuer à profiter de vos randonnées, même sous la pluie.

Renseignez-vous sur la météo.

Évoluer en nature implique nécessairement d’être attentif aux éléments qui nous entourent. La première chose à faire, quel que soit le temps qu’il fait chez vous, est de regarder les prévisions météorologiques dans la zone où vous comptez réaliser votre randonnée. Oubliez les prévisions des chaînes d’information généralistes et évitez au maximum les applications de type Google ou IPhone. Basées sur des modèles à grande échelle sans réelles expertises en aval, ces prévisions sont souvent trop vagues, voire inexactes, surtout en montagne. De manière générale, privilégiez des météos régionales, renseignez-vous auprès des bureaux de tourisme ou des maisons de site de la zone où vous comptez randonner. Vous y trouverez des informations plus actualisées et plus localisées.

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Choisissez vos sentiers.

Si le temps est au beau fixe, pas de problème ! En revanche, si la pluie est annoncée il faudra être vigilant sur les sentiers que vous comptez emprunter. « Vais-je devoir traverser des cours d’eau ou même des canyons ? » « Y a-t-il des équipements spécifiques sur le parcours, type échelles ou mains courantes ? »… De nombreuses questions se doivent d’être posées quand la météo n’est pas favorable. Le principal danger se situe surtout en montagne (Alpes, Pyrénées, Corse, Massif central...)  dans ce cas, où les pentes et les reliefs peuvent entraîner d’autres risques liés au changement brutal d’hydrométrie : montée soudaine d’un cours d’eau, ruissellement dans les sentiers, bords de crevasses glissants et dangereux. Prévoyez alors un itinéraire plus simple techniquement et qui ne présente pas toutes ces caractéristiques.

Protégez-vous des intempéries

Bien évidemment, qui dit randonnée sous la pluie, dit protection. On va donc s’équiper en conséquence :

  • La veste : elle devra absolument être imperméable. Oubliez les déperlantes, encore moins le simple coupe-vent. Ici, prévoyez une membrane à forte imperméabilité qui laisse passer le moins d’eau possible. Attention, les revêtements des vestes peuvent s’user avec le temps, n’hésitez pas à les tester et à les réimperméabiliser au besoin. Essayez, si possible, de privilégier des membranes qui restent aussi respirantes. Rien ne sert d’être protégé contre l’eau si on finit par être trempé de sueur ensuite.
  • Les sous-couches : surtout ÉVITEZ le coton ! Cette matière a tendance à accumuler l’humidité et donc n’est pas idéale pour vous garder au sec. On privilégiera les premières couches techniques aux grandes capacités de séchage.
  • Le pantalon : prévoyez dans votre paquetage un pantalon imperméable, en cas de très mauvais temps, il vous permettra de garder les jambes au sec et donc d’éviter le froid.
  • Les chaussures : imperméables, elles permettront de garder les pieds au sec. C’est très important afin d’éviter qu’ils ne macèrent et surtout de voir apparaître des ampoules. Si elles ne sont pas montantes et que vous n’avez pas de pantalon, la mise en place de guêtres imperméables peut s’avérer pratique.
  • Le chapeau imperméable : il a l’avantage, contrairement à la capuche de pluie, de permettre de garder une bonne visibilité et d’épargner le visage des gouttes. Et il peut aussi être réutilisé en été pour vous protéger cette fois du soleil.

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Protégez votre matériel

Si la priorité est de vous protéger en cas de pluie, pensez aussi à votre matériel. De manière générale, on aura un sac imperméable sur soi. Mais dans le cas où ce dernier ne présenterait pas une étanchéité absolue (se méfier des coutures et des zips), il faudra alors penser à protéger vos effets personnels. Prévoyez une house étanche pour votre sac. À l’intérieur, vous aurez toujours sur vous des vêtements de rechange secs pour vous changer en cas d’étapes ou de longs retours en voiture après votre randonnée. Il faudra alors isoler ces vêtements dans des pochettes imperméables. De même, tous vos appareils électroniques devront être protégés dans des pochettes étanches.

Restez à l'écoute de votre corps. 

Qui dit pluie peut souvent dire froid. Si le vent et l’altitude s’en mêlent, les températures ressenties peuvent vite chuter. Il faudra alors être à l’écoute de son corps. Surveiller les frissons, les doigts qui ont du mal à bouger, les lèvres et les ongles bleus. Tous ces indices annoncent une hypothermie. Dans ce cas, abritez-vous et changez-vous, couvrez-vous au maximum et essayer de manger. Souvent, la pluie et le froid réduisent les sensations de faim et de soif. Or, c’est dans ces conditions que nous avons le plus besoin de calories et de s’hydrater. Pensez donc à boire et surtout à vous alimenter.

N'hésitez pas à faire demi-tour. 

Si vous voyez que les conditions sont trop dangereuses ou que votre organisme a du mal à supporter la pluie et le froid, vous ne devez jamais hésiter à faire demi-tour. De même, si la pluie ne présente pas de caractère dangereux sur un terrain contrôlé, l’orage en revanche est l’ennemi du randonneur. Restez attentif aux grondements. Comptez le nombre de secondes entre l’apparition d’éclairs et le tonnerre. Si ces secondes diminuent, alors l’orage s’approche de vous… Vous devrez rapidement vous mettre à l’abri. Évitez les plateaux découverts, les arbres, les objets métalliques. L’idéal reste la voiture, sa structure étant conçue comme une cage de Faraday, capable de disperser l’électricité.

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