Il connaît les Dolomites comme sa poche : les sentiers confidentiels, les meilleurs fromages locaux et l'heure exacte à laquelle il faut arriver au lac de Sorapis. Rencontre avec notre producteur de voyage dans les Dolomites qui ne sèche que sur une chose : trouver les mots justes pour décrire ce massif.

Qu'est-ce qui t'a conquis dans les Dolomites, au-delà des cartes postales ?

C'est l'ambiance, avant tout. Ces montagnes sont uniques en Europe, et on le ressent dès qu'on y pose le pied. La sérénité qu'on vient chercher en randonnée, la variété des paysages. Et puis les couleurs, les habitants chaleureux… c'est un ensemble qui ne ressemble à rien d'autre. Il n’y a que là-bas qu’on évolue constamment face à des sommets dépassant les 3 000 mètres.

On mange bien dans les Dolomites ?

On est en Italie, la réponse coule de source !

Mais ce qui rend la cuisine locale encore plus intéressante, c’est l’influence autrichienne liée à l’histoire de la région.

On y mange très bien et de manière variée. Comme souvent en montagne, les produits laitiers sont omniprésents, avec des fromages comme le puzzone di Moena, la ricotta ou le grana trentin. On retrouve aussi des spécialités typiques comme les canederli, le goulash ou encore le strudel, qui témoignent de cet héritage austro-hongrois.

Le terroir permet de proposer des produits simples mais savoureux, comme la truite, les herbes aromatiques, la charcuterie locale ou les fruits et légumes. Et côté desserts, le strudel aux pommes reste un incontournable. C’est une cuisine généreuse, réconfortante et parfaitement adaptée à l’esprit du voyage.

chèvres val popena, dolomites, italie Belvedere du Nuvulau, Dolomites, italie

Quelle est la fenêtre idéale pour partir ?

La saison de randonnée s'étend grosso modo de la deuxième quinzaine de juin à fin septembre, parfois début octobre. C'est une période relativement courte comparée à d'autres régions italiennes. En début et en fin de saison, on gagne en tranquillité mais on s'expose davantage aux caprices météo (névés, chutes de neige, températures fraîches). Au cœur de l'été, la météo est plus clémente, mais les massifs sont plus fréquentés. Nos itinéraires cherchent justement à s'extraire des flux touristiques pour aller là où peu de monde passe.

Faut-il être un randonneur chevronné pour s'y aventurer ?

Pas du tout. Des balades familiales en bord de lac aux randonnées plus engagées en altitude, il existe des itinéraires pour tous les niveaux. Nos programmes intègrent cette diversité, notamment notre best-of, qui propose chaque jour des alternatives adaptées au niveau ou à la météo du moment.

Les Dolomites ont la réputation d'être envahies de touristes. Comment vivre autrement la destination ?

La fréquentation est réelle, mais elle se concentre surtout sur les sites emblématiques : les Tre Cime, le lac di Braies, les Cinque Torri. Ces endroits, on les propose évidemment, ils méritent d'être vus, mais par des randonnées plus confidentielles que les voyageurs découvrent au fil de nos programmes. Et un conseil simple, qui change tout : partir tôt. Aux heures matinales, même les sites connus retrouvent leur calme.

Vierge, Dolomites, Italie Randonneurs Val di Landra, Dolomites, Italie

Ton spot secret, celui que tu n'as presque pas envie de divulguer ?

Il y en a plusieurs, et certains sont minuscules sur une carte. Parmi mes favoris : le Val Popena, une vallée suspendue sur les hauteurs de Misurina qui ouvre sur des panoramas exceptionnels ; le Monte Pelmo pour son univers ultra-minéral ; les lacs di Coldai et Sorapis pour leurs couleurs ; les hauts plateaux de Sennes et Fanes, et les alpages de Pratto Piazza ou le Dürrenstein.

Quel est ton plus beau souvenir sur le terrain ?

L'arrivée au lac de Sorapis, un matin de bonne heure. Je me suis retrouvé seul face au lac, dans un silence presque total. C'était exactement l'objectif : profiter du paysage sans partage, dans ce calme qui règne en maître quand on devance la foule. Ce genre de moment, ça reste.

Ta randonnée coup de cœur ?

Le grand tour des Tre Cime, avec la boucle longue autour du Monte Paterno. La première fois que l’on découvre ces trois sommets emblématiques, ça fait quelque chose. Un conseil pratique : il est désormais obligatoire de réserver son accès en voiture au refuge Auronzo. Faites le bien en amont et monter au refuge tôt !

De Fanes à Pedora, Dolomites, Italie Randonneur Tre Cime de lavardo, Dolomites, Italie

Pour les lève-tard : les couchers de soleil valent-ils les levers ?

Absolument. Les couchers de soleil sont un spectacle à part entière dans les Dolomites. La roche a cette particularité de se teinter de rose et de rouge à mesure que la lumière baisse. On peut les savourer tranquillement en terrasse des refuges d'altitude, au retour des randonnées. Pas besoin de sacrifier le sommeil.

L'indispensable à ne pas laisser à la maison ?

Je suis adepte de photo et de nature, alors je dirai sans hésitation un appareil photo et des jumelles.

Quinze jours de vacances en perspective. Après les Dolomites, on file où ?

Si l'on reste en Italie, le lac de Garde offre un beau contraste : montagnes et lac, avec tout un panel d'activités. Pour un changement radical, les Cinque Terre sont accessibles en bus et train, ou cinq heures de route. Mais la localisation des Dolomites se prête aussi à des incursions frontalières : la Slovénie, destination somptueuse et très nature, ou l'Autriche trop souvent oubliée alors qu'elle est une destination de randonnée remarquable.